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Hurdy Gurdy - La Chatière

Jeudi 14 Janvier 2010, 14h41 par Mii

Hurdy Gurdy  quel drôle de nom pour un groupe ! On dirait un nom de bonbon ou de créature fantastique. Pourtant, c’est simplement la traduction d’ «orgue de Barbarie» en anglais, vous savez ce drôle d’instrument aussi étrange qu’envoûtant, un nom bien porté sans doutes. En lice depuis une dizaine d’années et au gré des rencontres et des mutations  au sein de cette formation, Hurdy Gurdy fait son petit bonhomme de chemin et a sorti en 2009, La chatière. Pourtant en route depuis deux ans, l’album n’avait pas eu jusqu’à alors l’occasion d’arriver  jusqu’à nos oreilles. Il est le fruit de la rencontre d’artistes «multi-talents »  tels que Jérôme Gurdyk  surnommé Hurdyk, qui se voue  à plusieurs disciplines artistiques comme l’écriture, la musique ou encore la peinture. La formation compte cinq énergumènes tous plus surprenants les uns que les autres, leurs compositions  s’en ressentent alors.

La Chatière dure approximativement une heure, répartie en douze pistes qui déploient  au fil des minutes des ambiances parfois incertaines, parfois flippantes, parfois spectaculaires. Cet album est pour le moins un album qui se vit, qui ne laisse pas indifférent. En effet, la richesse des sons qui foisonnent tout au long des morceaux semble créer une sorte de «monde à côté». Les instruments présents sont très nombreux, des plus usuels comme le piano ou la guitare, à certains plus originaux comme le kazou. L’abondance des effets sonores contribue aussi à la production d’une atmosphère, parfois légère, parfois oppressante.

Hurdy Gurdy donne tantôt  dans l’obscure, dans le dramatique,  en venant ponctuer de temps à autre d’une touche rock scintillante, ou de quelques notes de pianos réconfortantes. La voix du chanteur, grave et puissante,  entérine l’intensité des pistes, à travers un chant chaud, parfois lancinant, parfois un peu fou. Les paroles  pas toujours très  perceptibles, sont indubitablement travaillées, donnant une assise poétique à cet album.  La Chatière semble promettre plus que des morceaux, plus que de la musique : est-il question de «musique-spectacle» pour mettre des mots simples ; au sens où cet album fait appel à plus qu’à notre écoute, mais à d’autres dimensions comme notre imagination ou nos sensations ? Hurdy Gurdy  donne surement tout son sens à l’expression «jouer de la musique»,  s’adonnant à  un jeu musical mais également à un jeu théâtral.

A noter la fin de l’album qui laisse une place plus importante au piano, qui sort  la deuxième partie de La Chatière  de l’atmosphère parfois pesante qui peut régner dans la première partie. Toutefois, n’hésitez pas à prendre place, Mesdames et Messieurs, dans un instant ça va commencer…




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